12/11/2013

Une répartition des départements compliquée

Le "conclave" se réunit ce mardi 12 novembre ou demain pour s'atteler notamment à la nomination de leur président et à la définition de ce nouveau poste, la nouvelle Constitution laissant une grande marge de manœuvre au Conseil d’État élu dimanche dernier.

Une des tâches importantes concerne la répartition des départements et leur réorganisation. Certains médias ont d'ores et déjà tenté l'exercice, mais les pronostiques risquent d'être aussi précis que ceux du messager boiteux.

Ainsi, la TDG voit déjà l’actuel DARES (affaires régionales, économie et santé) voler en éclats et Léman bleu imagine le rattachement de l'emploi à l'économie ainsi que celui de la santé au social. Difficile d'envisager des innovations pourtant intéressantes ! Par exemple sortir le service cantonal de la culture du DIP et en faire un service transversal, indépendant (ou dépendant du Président), interagissant avec les autres départements !

Au niveau des attributions, plusieurs médias ne prédisent que peu de surprises. Ainsi, François Longchamp garderait le département de l'urbanisme (DU) et Pierre Maudet celui de la sécurité (DS). Certains souhaits et compétences pourraient être respectés, par exemple en attribuant la santé (DARES) à Mauro Poggia et les finances (DF) à Serge Dal Busco.

Mais les cartes pourraient être brouillées, car la répartition des autres départements sera déterminée par des options stratégiques et des enjeux politiques importants. Par exemple, est-ce que le centre-droit laissera le département de l'instruction publique, de la culture et du sport (DIP) à Anne Emery-Torracinta... ...qui aura été alors dirigé pendant 15 ans par un conseiller d'Etat socialiste (10 ans par Charles Beer et 5 ans par Anne Emery-Torracinta) ? Si tel n'est pas le cas, Anne Emery-Torracinta aurait toutes les compétences pour s'occuper de l'ancien département de la solidarité et de l'emploi (DSE), peut-être renommé "solidarité, emploi et économie".

Le département de la mobilité et de l'environnement (DIME) pourrait revenir à Antonio Hodgers ou plutôt Luc Barthassat, car il est peu probable qu'un Vert reprenne le département de Mme Künzler.

Mais alors qui pourrait être en charge du département de l'instruction publique, de la culture et du sport ? Ce que nous disions dans un précédant billet de blog (1) se réalise, les enjeux liés au DIP passent au second plan et il est difficile d'y voir une option évidente pour ce département.

Faut-il tirer au sort le futur chef du DIP ?

 

1. http://ldubois.blog.tdg.ch/archive/2013/05/15/quel-avenir...

09:58 Publié dans Enseignement | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Le risque existe que rien ne change au DIP, tant il sera difficile de trouver quelqu'un ayant la volonté d'apporter un changement et la poigne plus l'expérience, pour rallier les autres.
Pour une socialiste comme Mme Emery-Torracinta un nouveau cap apparaîtrait comme une trahison face à la ligne de son parti et les autres "ténors" actuels désirent probablement garder leurs départements).

Écrit par : Mère-Grand | 12/11/2013

Je ne me fais aucune illusion! Ce sera Mme Torracinta et ...hop, vogue la galère, on continue la tête dans le mur. Car, comme le dit Mère-Grand, Mme Torracinta ne pourra pas désavouer son prédécesseur.
Si je me trompe, j'ouvre le champagne!
Désolant de voir à quel point l'Entente ou le MCG semble se désintéresser du DIP pourtant si important.

Écrit par : Duval | 12/11/2013

Le MCG a d'autres soucis que de se battre contre tous les autres partis sur ce sujet. Contre les socialistes parce que ceux-là tiennent à garder la main haute sur ce domaine, pour des raisons idéologiques éminemment louables en l'occurrence, même si la manière de les mettre en oeuvre est mal pensée; contre l'Entente parce que ceux-là représentent en majorité des gens bien installés socialement et économiquement dont les rejetons bénéficieront de toute manière d'un ensemble d'avantages qui faciliteront leur accession aux avantages dont jouissent leurs parents: un environnement culturel favorable, de bonnes conditions de travail scolaire, des leçons particulières ou des écoles privées et enfin, ce qu'il y a peut-être de plus important actuellement, d'un réseau de gens en place.

Écrit par : Mère-Grand | 12/11/2013

"Pour une socialiste comme Mme Emery-Torracinta un nouveau cap apparaîtrait comme une trahison face à la ligne de son parti "

Depuis quand le ps a-t-il une ligne?
Ah, oui, c'est vrai, la ligne de faire élire en parité hommes et femmes. Autrement à part l'opportunisme, je ne vois pas.


"Car, comme le dit Mère-Grand, Mme Torracinta ne pourra pas désavouer son prédécesseur."

Comme si tout n'était pas déjà verrouillé. Alors la prochaine initiative, c'est pour quand? Beau parleur visiblement ne suffit pas.

Écrit par : Johann | 13/11/2013

"Désolant de voir à quel point l'Entente ou le MCG semble se désintéresser du DIP pourtant si important."

Et pourquoi confier le dip à un élu de droite quand le chef du dip fait une politique de droite mieux que la droite elle-même. C'est Guy Bedos qui disait qqch comme quoi on se faisait plus sûrement avoir par des politiciens de gauche parce qu'on était moins sur la défensive. Il le disait en termes moins choisis.

Écrit par : Johann | 13/11/2013

Il me semble que l'on oublie surtout l'importance d'avoir quelqu'un qui connaisse le département. Or tout le monde semble oublier la profession de Madame Emery-Torracinta qui lui permet de bien connaître les enjeux de ce département.

Il nous est donc possible d'espérer que l'on va enfin se poser les bonnes questions, peut-être supprimer l'armée mexicaine (plein de chefs et peu d'exécutants) créée par Monsieur Beer et enfin consacrer les ressources à l'enseignement où les besoins (locaux, entretien, matériel d'enseignement, etc...) sont loin d'être satisfaits si l'on désire soutenir la comparaison avec les autres cantons suisses en matière de formation.

Écrit par : albert | 14/11/2013

Mme Torracinta a beau être (encore) une enseignante, elle n'en est pas moins socialiste, comme Beer! Même si elle voulait changer de cap, elle ne le pourrait pas! Impossible de désavouer son parti.
Je pense que si elle est à la tête du DIP, elle oubliera bien vite son âme de prof pour devenir une politicienne comme la plupart des autres.
Faut pas rêver...

Écrit par : Duval | 14/11/2013

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